: Comptes économiques de l'Ontario - Quatrième trimestre de 2016

QUATRIÈME TRIMESTRE DE 2016
(Octobre, novembre, décembre)
MINISTÈRE DES FINANCES DE L’ONTARIO

Table des matières

COMPTES ÉCONOMIQUES

DÉVELOPPEMENTS ÉCONOMIQUES RÉCENTS

Faits saillants

Le PIB réel de l’Ontario continue de progresser

Faits saillants de quatrième trimestre
  • Le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario a augmenté de 0,5 % au quatrième trimestre (octobre à décembre) de 2016, après avoir affiché une hausse de 0,7 % au troisième trimestre.
  • La croissance continue des dépenses des ménages a contribué à l’augmentation globale du PIB réel. 
  • Le PIB nominal s’est accru de 1,0 % au quatrième trimestre. La rémunération des salariés a progressé de 2,1 %, tandis que l’excédent d’exploitation net des sociétés a affiché un gain de 0,3 %.
  • La production économique, mesurée par industrie, a progressé de 0,4 % au quatrième trimestre. La production dans le secteur des services a connu une hausse de 0,6 %, en partie neutralisée par une baisse de 0,5 % dans les industries productrices de biens.
Faits saillants pour 2016
  • Le PIB réel de l’Ontario a progressé de 2,7 % en 2016, comparativement au gain de 2,5 % enregistré en 2015.
  • La croissance enregistrée en 2016 a été généralisée, attribuable à des gains dans les dépenses de consommation, les exportations, les investissements des entreprises et les dépenses du gouvernement.
  • Le PIB nominal s’est accru de 4,6 % en 2016, des gains ayant été enregistrés dans la rémunération des salariés (+4,2 %) et l’excédent d’exploitation net des sociétés (+9,2 %).
  • La production économique, mesurée par industrie, a connu une hausse de 2,7 % en 2016, des gains ayant été enregistrés dans les industries productrices de biens (+2,3 %) et de services (+2,8 %).
  • La croissance du PIB réel de l’Ontario a été supérieure à celle enregistrée dans chacun des pays du G7 en 2016.

Dépenses

Les dépenses de consommation stimulent le PIB réel de l’Ontario

Le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 0,5 % au quatrième trimestre de 2016, grâce en grande partie à l’accroissement des dépenses de consommation.

Les dépenses de consommation des ménages de l’Ontario ont bondi de 1,1 %, après avoir affiché un gain de 0,4 % au trimestre précédent. Les dépenses des consommateurs pour des biens durables et semi-durables se sont accrues de 2,5 % dans les deux cas, tandis que les dépenses pour les biens non durables ont augmenté de 0,1 %. Les dépenses pour les services ont monté de 0,9 %.

Les investissements des entreprises ont ralenti pour un deuxième trimestre de suite (-0,7 %), après avoir affiché des gains plus tôt dans l’année. Ce ralentissement a été causé surtout par la baisse des investissements dans les ouvrages non résidentiels (-4,1 %), mais les investissements dans les machines et le matériel (-1,9 %) et les produits de propriété intellectuelle (-0,7 %) ont également diminué. Ces baisses ont été en partie compensées par un gain de 1,2 % des investissements dans la construction résidentielle, témoignant de la croissance de l’activité dans la construction de nouveaux logements et la revente. Les dépenses du gouvernement ont progressé de 0,8 %, des gains ayant été enregistrés dans les dépenses courantes (+0,6 %) et les dépenses en capital (+1,7 %).

Les exportations ont fléchi de 0,7 %, neutralisant un gain de 0,7 % enregistré au troisième trimestre. Les exportations internationales de biens et de services ont diminué de 1,5 %, en raison surtout de la baisse des exportations dans le secteur automobile et les exportations de biens. Les exportations interprovinciales de biens et de services se sont accrues de 1,1 % pendant le trimestre. Les importations ont chuté de 1,5 %, ce qui représente la troisième baisse trimestrielle de suite.

Les entreprises ont réduit les stocks non agricoles de 2,7 milliards de dollars, après une accumulation de 3,0 milliards de dollars au troisième trimestre.

La demande intérieure finale, qui exclut les échanges commerciaux et les stocks, s’est accrue de 0,7 % au quatrième trimestre.

Revenus

Le PIB nominal continue d’augmenter

Le PIB en dollars courants a progressé de 1,0 % au quatrième trimestre, après avoir affiché une hausse de 1,1 % au troisième trimestre.

La rémunération des salariés, qui comprend les traitements et salaires ainsi que les revenus supplémentaires du travail, a augmenté de 2,1 %, après avoir stagné au troisième trimestre. Le revenu mixte net, qui comprend les revenus agricoles et non agricoles ainsi que les revenus de location, s’est accru de 0,9 %, après avoir affiché une hausse de 0,1 % au troisième trimestre.

Le bénéfice des entreprises, mesuré par l’excédent d’exploitation net des sociétés, a progressé de 0,3 %, après avoir bondi de 5,9 % au troisième trimestre.

Le revenu disponible des ménages a augmenté de 2,2 %, après s’être accru de 1,4 % au troisième trimestre.

Au quatrième trimestre, le revenu disponible des ménages a connu un gain plus solide que les dépenses de consommation, se traduisant par un accroissement du taux d’épargne des ménages qui a augmenté de 0,4 point pour passer à 4,6 %.

Prix

Les prix affichent une progression modeste dans l’ensemble de l’économie

Les prix pour l’ensemble de l’économie, mesurés par l’indice implicite de prix du PIB, ont augmenté de 0,4 % au quatrième trimestre, après une hausse semblable au troisième trimestre.

Les prix liés aux dépenses des ménages ont progressé de 0,5 %, après avoir connu un gain de 0,4 % au troisième trimestre. Les prix des véhicules automobiles, des meubles, de l’essence et du gaz naturel ont augmenté, tandis que les prix des aliments et boissons, des pièces de véhicules automobiles et des vêtements ont diminué pendant le trimestre.

Les prix des biens d’investissement des entreprises ont augmenté de 1,1 %, des hausses ayant été enregistrées pour les machines et le matériel (+1,1 %) et la construction résidentielle (+1,9 %), en partie neutralisées par un recul dans la construction non résidentielle (-0,9 %).

Dans le secteur du commerce, les prix ont connu une embellie tant pour les exportations (+0,5 %) que pour les importations (+1,4 %). Pendant cette période, le dollar canadien s’est déprécié de 2,2 % par rapport au dollar américain.

Renseignements par industrie

Industries du secteur des services, moteur de la croissance

Selon la production par industrie, le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 0,4 % au quatrième trimestre, après avoir augmenté de 0,6 % au troisième trimestre. Le rendement des industries productrices de services a progressé de 0,6 %, tandis que le rendement des industries productrices de biens a fléchi de 0,5 % pendant le trimestre.

Presque toutes les industries productrices de biens ont connu une hausse de leur rendement au quatrième trimestre, l’apport le plus important ayant été enregistré dans les services immobiliers et de location (+1,0 %). Le commerce de détail (+1,3 %), les services professionnels et administratifs (+0,8 %), la finance et les assurances (+0,6 %) et le commerce de gros (+0,5 %) ont également affiché des hausses dignes de mention.

Dans les industries productrices de biens, l’industrie de la fabrication a connu un repli de 0,6 %, à cause surtout d’une baisse dans l’industrie de la première transformation des métaux et produits métalliques (-2,9 %) et celle des produits chimiques et pétroliers (-2,3 %). L’industrie du matériel de transport a également accusé une baisse (-0,8 %) pendant le trimestre, et la production dans l’industrie de l’automobile ayant reculé de 1,5 %. La production dans l’industrie des services publics a chuté de 4,6 %, après avoir bondi de 5,9 % au troisième trimestre.

Les baisses dans la production des industries de la fabrication et des services publics ont été partiellement neutralisées par la hausse de la production dans l’industrie de la construction (+0.5 %), la production ayant augmenté dans la construction résidentielle et la construction non résidentielle.  La production des industries primaires (+0,3 %) a également progressé pendant le trimestre, en raison surtout d’une hausse de 0,6 % de la production minière.

Bilan de l’année

Dépenses de consommation et exportations : les deux moteurs de la croissance du PIB réel

Le PIB réel de l’Ontario a progressé de 2,7 % en 2016, comparativement à un gain de 2,5 % en 2015. La croissance a été relativement généralisée, attribuable surtout aux dépenses de consommation et aux exportations, mais les investissements des entreprises et les dépenses du gouvernement aient également augmenté.

Les dépenses de consommation ont progressé de 2,8 %, des gains ayant été enregistrés dans les biens durables (+6,1 %), semi-durables (+5,7 %), non durables (+0,6 %) et les services (+2,6 %). Les investissements des entreprises se sont accrus de 2,3 %, en raison surtout d’un bond de 7,9 % dans la construction résidentielle, qui témoigne d’une croissance solide de l’activité dans la construction de nouveaux logements et la revente. Les dépenses des entreprises dans les ouvrages non résidentiels et dans les machines et le matériel ont reculé de 4,0 %. Les dépenses du gouvernement ont progressé de 1,6 % en 2016, des gains ayant été enregistrés dans les dépenses courantes (+1,7 %) et les dépenses en capital (+0,9 %).

Les exportations ont affiché une hausse de 3,0 %, attribuable surtout aux exportations internationales de biens et de services, notamment dans les secteurs de l’automobile (véhicules et pièces) et des biens de consommation. Les importations ont augmenté de 1,4 % en 2016.

Le PIB en dollars courants a progressé de 4,6 %, après avoir affiché une hausse de 4,9 % en 2015.

La rémunération des salariés s’est accrue de 4,2 %, correspondant au gain de 2015. L’excédent net d’exploitation des sociétés a bondi pour une troisième année de suite, en hausse de 9,2 % en 2016.

Le revenu disponible des ménages a augmenté de 5,4 %, ce qui est supérieur aux dépenses de consommation, contribuant à la hausse du taux d’épargne des ménages de 1,0 point qui est passée à 4,0 %.

Les prix pour l’ensemble de l’économie ont enregistré une hausse de 1,8 %, après avoir connu une augmentation de 2,3 % en 2015.

Le PIB réel par industrie a progressé de 2,7 % en 2016. La production dans le secteur des biens a connu une hausse de 2,3 %, attribuable aux industries de la fabrication et de la construction. La croissance du secteur des services (+2,8 %) était globale, presque toutes les industries ayant affiché des gains.

Comparaisons entre territoires de compétence

La croissance du PIB réel de l’Ontario dépasse celle de tous les pays du G7 en 2016

Au quatrième trimestre, le PIB réel de l’Ontario (+0,5 %) s’est accru plus rapidement que celui de tous les pays du G7, sauf le Royaume-Uni (+0,7 %) et le Canada dans son ensemble (+0,6 %).

Dans les pays du G7, la croissance moyenne du PIB réel a ralenti, passant de 0,6 % au troisième trimestre à 0,4 %. Le Royaume-Uni venait en tête des pays du G7, avec un PIB réel en hausse de 0,7 %, après un gain de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance économique a accéléré en Allemagne (+0,4 %, de +0,1 %) et en France (+0,4 %, de +0,2 %). La croissance du PIB réel au Japon est demeurée à 0,3 %, tandis qu’en Italie elle a modéré pour passer à 0,2 %.

Dans l’ensemble du Canada, le PIB réel a progressé de 0,6 %, après avoir enregistré un gain de 0,9 % au troisième trimestre. La croissance est attribuable aux dépenses des ménages (+0,6 %) et aux échanges commerciaux nets, les exportations ayant augmenté de 0,3 % et les importations s’étant contractées de 3,5 %.  Les investissements des entreprises (-2,1 %) ont freiné la croissance globale pour un neuvième trimestre de suite. Le PIB réel du Québec s’est accru de 0,5 % au quatrième trimestre, en raison surtout des dépenses des ménages (+0,8 %). Les échanges commerciaux nets ont contribué à la croissance, les exportations ayant progressé (+1,3 %) et les importations reculé (-0,5 %).

Aux États-Unis, le PIB réel a progressé de 0,5 %, après avoir affiché un gain de 0,9 % au trimestre précédent. Les dépenses de consommation personnelle sont demeurées le principal facteur de la croissance, ayant augmenté de 0,9 %. L’investissement privé en capital fixe (+0,7 %) a également contribué au gain global, tandis que les exportations (-1,1 %) ont ralenti la croissance au quatrième trimestre. 

Pour l’année, le PIB réel de l’Ontario a connu une hausse de 2,7 % en 2016, supérieure à celle de tous les pays du G7.

Emploi

Un départ positif en 2017 pour le marché du travail de l’Ontario

L’emploi en Ontario a progressé, le nombre d’emplois s’étant de 36 400 au premier trimestre de 2017, après avoir affiché un gain annuel de 76 400 en 2016.

Le taux de chômage de l’Ontario a diminué considérablement. En mars 2017, il était de 6,4 %, inférieur à la moyenne nationale pour un 24e mois de suite.


En mars 2017, l’emploi était de 6,3 % (+418 500 emplois) supérieur au sommet atteint avant la récession et de 10,8 % (+691 000 emplois) supérieur à ce qu’il était au creux de la récession.

Depuis le creux de la récession, la majorité des emplois créés étaient des emplois à temps plein (+676 800), mais le nombre d’emplois à temps partiel (+14 100) a également augmenté. La plupart de ces nouveaux emplois nets étaient dans le secteur privé (+503 600) et dans les industries où les salaires sont supérieurs à la moyenne (+538 900).

Commerce

Les industries de la fabrication, et du commerce de détail et de gros progressent en janvier 2017

Les ventes de biens manufacturés ont progressé de 4,0 % en 2016, après avoir enregistré un gain de 1,7 % en 2015. En janvier 2017, les ventes ont continué de progresser, ayant affiché une hausse de 1,0 %, attribuable à des gains enregistrés dans les ventes de produits du pétrole et du charbon, les ventes de produits alimentaires et les ventes de produits chimiques.

En 2016, les ventes au détail ont progressé de 4,7 % et le commerce de gros a connu une hausse de 5,7 %. Les gains solides se sont poursuivis pendant le premier mois de 2017, alors que les ventes au détail ont progressé de 1,7 % et que le commerce de gros a bondi de 6,0 %. Comme en 2016, les hausses enregistrées en janvier ont été le fait surtout de gains solides dans les industries de l’automobile (véhicules et pièces).

Les exportations internationales de marchandises ont bondi de 4,2 % en 2016, grâce à la croissance constante de l’économie aux États-Unis et à la compétitivité du dollar canadien. La hausse annuelle des exportations était attribuable à l’augmentation des exportations vers les États-Unis (+4,7 %), le Royaume-Uni (+9,4 %) et le Mexique (+20,9 %). Comparativement à la même période l’an dernier, les exportations ont diminué de 8,5 % pendant les deux premiers mois de 2017.

Logement

Le marché du logement en Ontario reste vigoureux

L’activité dans le marché du logement a continué de progresser au début de 2017, après une année de hausses dans la revente et les prix. Le marché du logement continue d’être porté par les tendances démographiques, les gains en emploi, la hausse des revenus et les faibles taux d’intérêt.

Les ventes de logements existants ont bondi de 9,7 % en 2016, le rythme de croissance le plus rapide depuis 2002. Les gains enregistrés en 2016 touchaient presque tous les marchés de l’Ontario, dont la région du grand Toronto (+11,7 %). Pendant les deux premiers mois de 2017, les reventes de logements ont progressé de 9,7 % comparativement à la même période il y a un an.

Le prix de revente des logements en Ontario s’établissait en moyenne à 534 700 $ en 2016, soit une hausse de 15,3 % par rapport à 2015. Au cours des deux premiers mois de 2017, les prix étaient 22,3 % plus élevés qu’un an auparavant. 

 

Les mises en chantier ont progressé de 6,8 % en 2016, un gain dans les mises en chantier de logements unifamiliaux (16,0 %) ayant été en partie neutralisé par un recul des mises en chantier de logements multifamiliaux (-0,4 %). Pendant les deux premiers mois de 2017, les mises en chantier ont progressé de 34,2 %, des gains ayant été enregistrés tant dans les mises en chantier de logements unifamiliaux (+27,7 %) que dans les mises en chantier de logements multifamiliaux (+37,2 %) comparativement à la même période un an auparavant.

Enjeux économiques mondiaux

Stabilité de l’économie mondiale

La croissance économique mondiale n’a guère changé en 2016 comparativement à 2015, mais elle est demeurée beaucoup plus lente si on la compare aux années qui ont immédiatement suivi la crise financière et la récession mondiales de 2008-2009. Malgré le ralentissement des dernières années, la croissance en Chine et en Inde est restée de beaucoup supérieure à celle de la plupart des pays. L’incertitude économique mondiale et le protectionnisme commercial représentent des risques importants pour la performance économique future.

Les conditions continuent de s’améliorer aux États-Unis. La croissance du PIB réel a été quelque peu atone et a connu un ralentissement, passant à 0,5 % au quatrième trimestre, de 0,9 % au troisième trimestre. La demande intérieure est demeurée solide, mais les échanges commerciaux nets, en raison en partie de la force du dollar, ont ralenti la croissance. L’emploi aux États-Unis continue de progresser, 552 700 emplois ayant été créés pendant le premier trimestre de 2017, tandis que le taux de chômage atteignait un bas 4,5 % en mars.

Pendant le premier trimestre de 2017, le pétrole se transigeait entre 50 $ et 55 $ le baril, car on s’attendait à ce que la production de l’OPEP diminue, ce qui a maintenu les prix élevés. Cependant, la hausse rapide du rendement et les stocks record aux États-Unis ont provoqué la baisse des prix du pétrole, qui atteignaient moins de 50 $ le baril à la fin de mars.

Conditions financières très favorables à l’échelle mondiale

Depuis octobre dernier, le dollar canadien a suivi les prix du pétrole vers le bas, et se transigeait à environ 74 à 75 cents américains à la fin de mars. Au cours de la dernière année, le dollar canadien s’est déprécié par rapport à beaucoup d’autres devises en raison de l’incertitude politique importante émanant des États-Unis et de l’Union européenne.

Les taux d’intérêt mondiaux se sont accrus en novembre et en décembre, le rendement sur 10 ans des bons et obligations du Trésor aux États-Unis atteignant environ 2,5 %, de 1,8 %, au début de novembre. Les fortes perspectives de croissance et la hausse attendue de l’inflation ont amené la Réserve fédérale américaine à hausser les taux d’intérêt en mars. Bien que les taux d’intérêt canadiens aient été relativement stables, les rendements sont demeurés inférieurs à ceux des États‑Unis. Même si les taux d’intérêt ont augmenté dans beaucoup d’économies avancées, la croissance économique modeste et les perspectives d’inflation, conjuguées à l’incertitude élevée, influent sur le rendement des obligations dans ces territoires de compétence.

Pendant le premier trimestre de 2017, les marchés des actions ont divergé, le S&P 500 des États-Unis ayant enregistré une hausse de près de 5 % depuis le début de janvier tandis que le TSX canadien s’est replié. L’incertitude concernant la politique économique des États-Unis, l’issue des négociations du Brexit et les tensions géopolitiques demeurent des risques.  

Le point

Coup d’œil sur l’investissement de capital de risque en Ontario

Le capital de risque consiste en un investissement privé dans des entreprises à risque élevé, y compris les nouvelles entreprises et les entreprises naissantes. Ces entreprises sont généralement perçues comme hautement novatrices et à fort potentiel de croissance. Cependant, à cause des risques inhérents qui s’y rattachent, elles peuvent avoir de la difficulté à accéder aux sources traditionnelles de capital, comme les prêts bancaires. Le capital de risque contribue à combler cette lacune et fournit à ces entreprises des sources de capital et des conseils stratégiques qui peuvent les aider à prospérer.

En 2016, des entreprises ontariennes ont reçu plus de 1,8 milliard de dollars en capital de risque. Il s’agissait de l’investissement de capital de risque le plus important en Ontario depuis 2001. Les activités d’investissement ont augmenté de 48 % par rapport à 2015. 

L’Ontario a joué un rôle de premier plan dans l’investissement de capital de risque au Canada en 2016, représentant 50 % de tout le capital de risque investi au Canada. Le Québec représentait 30 % de cet investissement, suivi de la Colombie-Britannique à 13 % et du reste du Canada à 7 %.

 

En 2015, l’investissement de capital de risque en Ontario exprimé en pourcentage du PIB était de 0,16 %, ce qui était supérieur à l’investissement de capital de risque dans l’ensemble du Canada pour la même année (0,14 %). Comparativement aux données par pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada se classerait troisième, juste après Israël et les États-Unis, mais bien au-dessus d’autres pays jugés très novateurs, comme la Corée du Sud, la Finlande et la Suède.

Un investissement substantiel de capital de risque indique que les investisseurs reconnaissent le potentiel des entreprises de l’Ontario qui aideront la province à faire la transition vers l’économie du savoir.  

Annexe

Structure de l’économie de l’Ontario

Comment le PIB est mesuré

Dans les comptes économiques de l’Ontario, le PIB est présenté sous trois angles : selon les dépenses, selon les revenus et par industrie.

Le PIB selon les dépenses représente l’agrégat de toutes les dépenses de consommation finale, de la formation brute de capital et du commerce net par les consommateurs, les gouvernements et les entreprises qui se produisent dans l’économie de l’Ontario sur une certaine période. Cette mesure du PIB s’entend également de la somme des dépenses de consommation, des investissements, des dépenses du gouvernement et des échanges commerciaux nets.

Le PIB selon les revenus représente le rapport entre le PIB et le revenu total généré par l’apport du travail et du capital à la production économique de l’Ontario pendant une certaine période. C’est donc dire que le PIB représente la somme de tous les salaires et traitements versés aux salariés, l’excédent brut d’exploitation des entreprises, le revenu mixte brut et les taxes indirectes moins les subventions.

La méthode du PIB par industrie mesure le PIB en calculant la production totale des industries productrices de biens et de services dans l’économie de l’Ontario moins le coût des intrants intermédiaires utilisés dans la production des biens et services finaux. Cette approche chiffre la valeur supplémentaire générée par les industries grâce à la production de biens et de services finaux dans l’économie.

Pour une liste complète des termes utilisés dans les comptes économiques de l’Ontario, voir le glossaire du Système des comptes macroéconomiques à http://www.statcan.gc.ca/fra/cen/gloss/gloss_a.

Liste des tableaux de données

Données sur les revenus et les dépenses

Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 4e trimestre de 2016

Tableau 1 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de revenus
Tableau 2 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses
Tableau 3 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 4 : Provenance et emploi du revenu des ménages en Ontario
Tableau 5 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 6 : Commerce extérieur de l’Ontario (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 7 : Indices implicites de prix de l’Ontario, PIB

Données annuelles, 2013 à 2016

Tableau 8 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de revenus
Tableau 9 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses
Tableau 10 : Produit intérieur brut de l’Ontario en termes de dépenses (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 11 : Provenance et emploi du revenu des ménages en Ontario
Tableau 12 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 13 : Commerce extérieur de l’Ontario (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 14 : Indices implicites de prix de l’Ontario, PIB

Production de l’Ontario par industrie aux prix de 2007

Tableau 15 : Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 4e trimestre de 2016
Tableau 16 : Données annuelles de 2013 à 2016

Tableaux chronologiques, annuels et trimestriels, disponibles à partir de 1981. TÉLÉCHARGER EN FORMAT EXCEL 

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